La filière équine

La filière équine

Malgré le « tout va bien » des grands communicants concernant les bienfaits de l’Europe,  Monsieur Arthuis, député européen de notre région explique que : « l’Europe doit se moderniser, se réorganiser et penser autrement  sur les sujets agricoles ». Bref que tout cela doit se mettre « En marche » !

Nous devons d’abord constater que le lait accuse une baisse de prix de 7% en 2016 et que la viande bovine accuse elle aussi une baisse de 6% .Quant à la viande de porc, elle stagne à +1%. Dans ces conditions, un grand nombre de producteurs de porcs ne peuvent plus investir et sont prêts à disparaître.

Les inégalités sociales, les TVA, les normes phytosanitaires différentes d’un pays à l’autre sont responsables de la disparition de pans entiers de notre agriculture, concurrencée par les pays émergents dont ceux du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).

En ce qui concerne le développement de la filière équine ligérienne présenté lors de la commission sectorielle de lundi dernier par Eric Touron, nous pouvons faire plusieurs commentaires : La « préférence nationale et le manger local » sont devancés par le « manger Canadien ». En effet, le Canada exporte ses chevaux de boucherie vers l’Union Européenne et notamment de la France. Notre pays, quant à lui, exporte ses chevaux de boucherie vers l’Italie.

D’abord un constat : Un poulain de trait de 2 ans pèse environ 500 kg et sa valeur marchande est de 500 €. Dans ces conditions, comment les éleveurs français peuvent-ils rentabiliser leurs élevages et poursuivre une sélection de qualité reconnue dans le monde entier ? Ils n’en ont plus les moyens !

Les concours régionaux et nationaux, les soins divers et l’élevage sont trop lourds financièrement dans cette filière pour des agriculteurs aux revenus devenus trop modestes. Les éleveurs n’ont plus le soutien des Haras Nationaux, qui garantissaient les origines et protégeaient les lignées dans chacune des catégories de chevaux. Et c’est l’Etat qui a décidé de les faire disparaître.

Après la disparition des Haras Nationaux, le prestigieux « Cadre Noir », pôle d’excellence française du dressage  ne rayonne plus comme par le passé. Ce processus destructeur pour la filière équine, relève de la responsabilité et des choix politiques des gouvernements UMP et PS ! Par ailleurs, la hausse de TVA passant de 5,5% à 20%  supportée par les clubs hippiques et les autres professionnels de la filière équine a contribué au marasme général.

En toute logique le groupe Front National Rassemblement Bleu Marine votera le plan de développement de la filière équine.

 

Bruno de La Morinière

Conseiller régional

 

(Image : Élevage d’Ivraie)

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